L’Enfant IntĂ©rieur

Depuis la séparation brutale de notre source de paix et d’abondance dans le ventre de notre mère, nous nous développons tant bien que mal dans un monde perçu comme « insécurisant ».

En effet, au fur et à mesure de notre évolution en tant qu’être humain sur Terre, nous sommes passés par différents stades.

Des pleurs pour communiquer les besoins de notre corps à notre mère, au Doudou pour se réconforter lorsqu’on avait peur du noir, jusqu’au Portable pour se déconner des autres et revenir dans son espace personnel, nous avons fait appel à divers moyens extérieurs pour se sécuriser.

Enfant, nous assumions et exprimions nos émotions et nos insécurités sans honte, mais au fur et à mesure des années, le regard des autres et la séparation des groupes de pairs en fonction des préférences de l’égo, nous a amené à nous couper les uns des autres, et dans le même temps … de nous-même.

Nous nous sommes confrontés aux règles, aux normes, aux croyances de la Société, de nos parents, et surtout … nous nous sommes comparés les uns et autres dans notre diversité. Petit à petit, nous avons appris à répondre à nos besoins par nos propres moyens, tout en apprenant à vivre en collectivité. Tout cela, en faisant face aux expériences de la vie, tout en s’efforçant de créer notre propre sécurité.

Pour certains, cette étape n’a fait que renforcer leur personnalité et leur a permis de se distinguer des autres en ayant conscience de leurs propres compétences et de leurs propres valeurs. Néanmoins, les difficultés rencontrées au cours de leur développement les ont amenés à « rejeter les autres » en développant un égo « contrôlant » des sphères extérieures, en vivant à travers le filtre de leurs valeurs et de leurs aspirations, avec une personnalité tournée vers « l’intérieur. »

Pour d’autres, cette étape n’a pas été vécu de la même façon, étant donné que les difficultés rencontrées au cours de leur développement les ont amenés à « se rejeter » en développant un égo « inversé », avec une personnalité tournée vers « l’extérieur », en constante adaptation aux désirs des autres pour leur plaire et être sécurisé, reconnu, et aimé. L’ayant expérimenté, je vais m’attacher de développer cela.

Si bien qu’à force d’accorder trop d’importance à l’avis des autres, nous nous sommes perdus dans des images déformées de nous-même, dans des pensées erronées, et nous avons créé pour la plupart d’entre nous un monde qui ne nous correspond pas. A trop vouloir plaire aux autres, nous nous sommes façonné une personnalité qui nous a bouffé de l’intérieur en nous empêchant d’être qui nous sommes. Une personnalité qui petit à petit est devenu un être vivant, en se superposant à notre être, jusqu’à prendre le contrôle de notre vision, et petit à petit … de notre vie.

Cet être ne se nourris que des autres, vis dans la peur, dans les limitations et les obligations. Il répond à des habitudes et à des schémas de répétitions, des masques qui ont un seul but : plaire au plus grand nombre, être reconnu et aimé. Ces masques qui se nourrissent des marques d’attention des autres, et surtout à leur regard protecteur.

Nous vivons donc par procuration, au gré des peurs, des envies, des croyances de cette personnalité.

Ces peurs archaïques de vivre le rejet et l’humiliation nous empêchent de dire ce que nous pensons sur le moment, pour ne pas être mis(e) de côté.

Nous quémandons aux autres l’attention et l’amour que nous ne nous donnons pas assez, et on est même prêt à se punir si on a mal agi aux yeux des autres, à culpabiliser ou à se bloquer de l’intérieur.

Dans ce cas-là, il est plus que nécessaire de se construire de l’intérieur, afin de connaitre nos valeurs et nos aspirations. Tout cela en ayant le courage de s’affirmer, et de dire ce que l’on pense sur le moment. Bien entendu, cette belle qualité d’accueillir l’ensemble des personnes dans leur diversité, en ayant cette compréhension et cette amour pour l’autre, fait partis des atouts nous permettant de nous ramener à notre essence véritable.

Ainsi, éprouver de la compassion pour nous-même est nécessaire, tout en s’affirmant et en créant notre propre sécurité, afin de ne plus « survivre » par procuration « à travers cette personnalité terrorisée. »

En tout cas, dans un cas comme dans l’autre, il est plus que nécessaire de se reconnecter à la vie, aux autres, à nos sensations, à nos émotions et à les assumer. Il est plus que nécessaire de se respecter soi-même tout en respectant l’ensemble des êtres humains dans leur diversité.

Publié par caropeacefr

Je suis Socio-thérapeute, et voici le résultat de mes recherches en Sciences Humaines et Sociales.

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